Roms, une politique barbare !
Cet article a été indexé le 23 août, 2010 et classé dans 08 Circonscription Brunoy, Montgeron, Vigneux-sur-Seine, Yerres, Personnalité, Vie Politique et Syndicale -
- Le blog de Patrice Finel -
Toujours la politique du bouc émissaire, avec mes amis du Front de Gauche nous condamnons vigoureusement ces orientations:
Les expulsions brutales de familles Roms de leurs lieux de vie se multiplient partout en France avec maintenant l’organisation par l’État du retour d’une partie de ces populations dans leur pays d’origine.
Procédant par amalgame, le gouvernement stigmatise les Gens du voyage et les Roms. Alors que le Gens du voyage sont des Français qui ont la particularité de vivre en caravane et d’être itinérants toute ou partie de l’année, les 15 000 Roms présents en France sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie. Citoyens européens, ils bénéficient de la liberté de circulation au sein de la communauté européenne.
Le gouvernement oublie ses responsabilités
En 2007, lors de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l’Union européenne, le gouvernement français a imposé des mesures transitoires qui excluent les ressortissants de ces deux pays du marché de l’emploi et du droit aux prestations sociales. Le gouvernement néglige complètement les droits sociaux en vigueur, et en particulier le droit à l’hébergement social. En effet, les articles L 345-1 et suivants du Code de l’Action sociale et des familles confirment le droit d’accès
à l’hébergement pour toutes les personnes en difficulté ou en détresse sans aucune restriction afférente aux conditions de séjour sur le territoire. L’État est chargé de la mise en oeuvre de ces dispositions. Depuis leur arrivée sur le territoire, les populations Roms ont été exclues de ce droit. Lors des récentes expulsions, les représentants de l’État ont ignoré ces dispositions affirmées en particulier par la loi du 29 mars 2009, relative à la mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. De plus, l’État n’a pris aucune disposition contraignante à l’encontre des communes qui devaient réaliser les aires d’accueil pour les Gens du voyage prévues par la loi du 5 juillet 2000 et respecter l’obligation légale de construction de 20% de logements sociaux sur leur territoire.
Cette politique n’est malheureusement pas unique en Europe
Un document d’Amnesty International d’avril 2010 révèle les pratiques intolérables d’un grand nombre d’États européens. La Bulgarie, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et la Serbie notamment procèdent à des expulsions en violation de leurs obligations au regard du droit international, privent les communautés
Roms d’accès au logement ou les relèguent dans des quartiers isolés. Inspirée par les théories xénophobes les plus viles et tolérée par les instances européennes, la ségrégation des Roms se perpétue inexorablement. Le Parti de Gauche exige l’abandon immédiat de ces pratiques barbares
et la mise en oeuvre d’une politique cohérente, respectueuse des droits sociaux et de la dignité humaine conformément aux recommandations de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et du Commissaire aux
Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe. L’indispensable réponse au niveau européen sur l’exclusion des droits fondamentaux dont les Roms sont victimes dans leur pays d’origine doit s’accompagner en France de l’abrogation des mesures transitoires pour ces citoyens
européens, en leur permettant un libre accès à l’emploi et au droit à un habitat digne. Il est totalement inacceptable que Sarkozy fasse des Roms les boucs émissaires d’une politique sécuritaire démagogique, nauséabonde et de toute façon inefficace !
Procédant par amalgame, le gouvernement stigmatise les Gens du voyage et les Roms. Alors que le Gens du voyage sont des Français qui ont la particularité de vivre en caravane et d’être itinérants toute ou partie de l’année, les 15 000 Roms présents en France sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie. Citoyens européens, ils bénéficient de la liberté de circulation au sein de la communauté européenne.
Le gouvernement oublie ses responsabilités
En 2007, lors de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l’Union européenne, le gouvernement français a imposé des mesures transitoires qui excluent les ressortissants de ces deux pays du marché de l’emploi et du droit aux prestations sociales. Le gouvernement néglige complètement les droits sociaux en vigueur, et en particulier le droit à l’hébergement social. En effet, les articles L 345-1 et suivants du Code de l’Action sociale et des familles confirment le droit d’accès
à l’hébergement pour toutes les personnes en difficulté ou en détresse sans aucune restriction afférente aux conditions de séjour sur le territoire. L’État est chargé de la mise en oeuvre de ces dispositions. Depuis leur arrivée sur le territoire, les populations Roms ont été exclues de ce droit. Lors des récentes expulsions, les représentants de l’État ont ignoré ces dispositions affirmées en particulier par la loi du 29 mars 2009, relative à la mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. De plus, l’État n’a pris aucune disposition contraignante à l’encontre des communes qui devaient réaliser les aires d’accueil pour les Gens du voyage prévues par la loi du 5 juillet 2000 et respecter l’obligation légale de construction de 20% de logements sociaux sur leur territoire.
Cette politique n’est malheureusement pas unique en Europe
Un document d’Amnesty International d’avril 2010 révèle les pratiques intolérables d’un grand nombre d’États européens. La Bulgarie, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et la Serbie notamment procèdent à des expulsions en violation de leurs obligations au regard du droit international, privent les communautés
Roms d’accès au logement ou les relèguent dans des quartiers isolés. Inspirée par les théories xénophobes les plus viles et tolérée par les instances européennes, la ségrégation des Roms se perpétue inexorablement. Le Parti de Gauche exige l’abandon immédiat de ces pratiques barbares
et la mise en oeuvre d’une politique cohérente, respectueuse des droits sociaux et de la dignité humaine conformément aux recommandations de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et du Commissaire aux
Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe. L’indispensable réponse au niveau européen sur l’exclusion des droits fondamentaux dont les Roms sont victimes dans leur pays d’origine doit s’accompagner en France de l’abrogation des mesures transitoires pour ces citoyens
européens, en leur permettant un libre accès à l’emploi et au droit à un habitat digne. Il est totalement inacceptable que Sarkozy fasse des Roms les boucs émissaires d’une politique sécuritaire démagogique, nauséabonde et de toute façon inefficace !
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La fabrication de cet article est réalisée par le Flux RSS du site – Le blog de Patrice Finel- http://www.blogfinel.com/Roms-une-politique-barbare-_a988.html en aucun cas 91 Secondes en Essonne pourrait être responsable des contenus et propos émis dans ce post
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